La confession de la lionne, Mia Couto

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Scientifique et défenseur de l’environnement MIA COUTO  est aussi l’écrivain prodige de sa terre natale, le Mozambique.

La confession de la lionne dit-il, est inspirée de faits réels qui se sont produits en 2008 lors des attaques inexpliquées des fauves contre les hommes.
Par une écriture à la fois flamboyante et féroce, rude et poétique, j’ai été transportée sur cette terre aride dont l’immensité cache le ciel, où les chemins n’existent que par ce qu’ils nous trouvent, où la seule ligne d’évasion est le fleuve, Lideia.

Le paysage aride n’épargne pas les hommes et les femmes de cette terre gangrenée par la guerre qui a semé le terreau de la peur, de la jalousie et des médisances.
Kulumani est l’un de ces villages où la présence menaçante des lions dévoreurs d’hommes révèle au grand jour les pulsions les plus violentes.

Le recours chamanique aux rites et aux traditions séculaires donne aux habitants une force pour vaincre le mal mais son revers est aussi une certaine forme de soumission.

Mariamar est une de ces femmes du village maudit où les hommes ont oublié que « Dieu a déjà été femme ». Comme tant d’autres femmes, Mariamar est contrainte à l’obéissance mais elle connaît le pouvoir des mots grâce à son oncle maternel appelé grand-père, le protecteur du village.
Mariamar écrit sa version des faits en écho au journal tenu par le chasseur Arcanjo Baleiro dont elle s’était éprise il y a 16 ans. Celui-ci est revenu chasser les lions à la demande de l’administrateur qui espère ainsi asseoir son pouvoir politique. Mais Arcanjo ne tue pas, il chasse.

En arpentant cette terre de silence, ses pas vont le mener à la source du fleuve sacré pour lui révéler les secrets d’une  terre à la beauté violente.

J’ai beaucoup aimé la complexité des personnages, la réalité difficilement saisissable marquée par la forte imprégnation des croyances, la beauté des légendes et la place prépondérante faite aux ancêtres et aux défunts.
J’ai ressenti l’admiration et l’amour de l’auteur pour sa terre, une terre de poussière foulée par une population humaine et animale qui ne font plus qu’un.

 

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