Ma nuit entre tes cils

sans-titre

Ce livre est un bijou.
Je le perçois comme un livre d’heures d’autrefois.
Je le lis, je le pose, je le reprends pour lire et relire les mots qui viennent. Avec précaution et silence pour respecter la souffrance de cet homme qui écrit pour ne pas oublier la femme qu’il aimait.
Celle aux cheveux emmêlés comme des algues, il revoit son sourire, réentend sa voix, sent sa fragilité comme un écho à la sienne à prendre la vie comme elle vient.
Un moment passé ensemble, un regard pris à la dérobée, une expression du visage, et l’instant d’elle est posé sur le papier. Jamais avec lourdeur et apitoiement mais léger comme un baiser.

 » Sa chemise oubliée, couleur de lait d’abricot, furieux j’y plonge ma tête, l’effluve sucré m’envahit tout entier, la nuit folle est là, à portée de lèvres, ébouriffée. Mes jambes se dérobent, je me raccroche à une marche, l’étoffe chagrineuse s’échappe le long de l’escalier, dessine sa silhouette repliée, narquoise, assoupie. Allons, courage garçon. » (page 61).

 

 

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