Ma nuit entre tes cils

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Ce livre est un bijou.
Je le perçois comme un livre d’heures d’autrefois.
Je le lis, je le pose, je le reprends pour lire et relire les mots qui viennent. Avec précaution et silence pour respecter la souffrance de cet homme qui écrit pour ne pas oublier la femme qu’il aimait.
Celle aux cheveux emmêlés comme des algues, il revoit son sourire, réentend sa voix, sent sa fragilité comme un écho à la sienne à prendre la vie comme elle vient.
Un moment passé ensemble, un regard pris à la dérobée, une expression du visage, et l’instant d’elle est posé sur le papier. Jamais avec lourdeur et apitoiement mais léger comme un baiser.

 » Sa chemise oubliée, couleur de lait d’abricot, furieux j’y plonge ma tête, l’effluve sucré m’envahit tout entier, la nuit folle est là, à portée de lèvres, ébouriffée. Mes jambes se dérobent, je me raccroche à une marche, l’étoffe chagrineuse s’échappe le long de l’escalier, dessine sa silhouette repliée, narquoise, assoupie. Allons, courage garçon. » (page 61).

 

 

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La femme au colt 45, Marie Redonnet,

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Au Magic Théâtre, Lora Sanders est une actrice adulée de 50 ans menant à travers l’interprétation de ses personnages des vies multiples.
Entourée de son mari très protecteur qui est aussi son metteur en scène et de son fils, la scène du théâtre est sa maison.
Mais la guerre oblige Lora à quitter le théâtre et les siens.  Le fleuve devient une frontière. Lora quitte son pays munie d’ un vieux colt 45, hérité de son père. Un duo improbable et pourtant. 
 Ayant pour toile de fond le chao de la guerre et la perte des repères, Lora emprunte pour la première fois  les routes de la survie, avec au bout de ce chemin la connaissance d’elle même et l’expression de sa vraie personnalité.

J’ai beaucoup aimé l’écriture élégante et fluide de l’auteure qui respire son attachement au théâtre tant sur la structure du roman que sur le fond de l’histoire.
A chaque chapitre, le décor est posé, à chaque chapitre, Lora évolue dans un nouvel environnement et s’adapte. Le texte ne présente pas de rupture brutale entre la vie de tous les jours et le théâtre, l’une et l’autre s’imbriquent naturellement.
Le tout forme un très bel hymne à la femme et à la liberté de création qui survit en dépit de tout.

Un travail comme un autre de Virginia Reeves

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Les grandes étendues de l’ouest américain notamment célébrées par le photographe Robert Adams m’ont toujours fascinée.
Je retrouve dans le roman de Virginia Reeves la même ferveur à raconter son pays, et ceux qui y vivent.

L’auteure le fait ici de manière tout à fait originale, par le petit trou de la serrure d’une prison qui a réellement existé, la prison de Kilby.
Nous sommes en Alabama, dans les années 20, les hommes travaillent à la mine ou à la ferme. Roscoe lui, n’a qu’une passion, lire les livres de Faraday sur ce courant invisible qui fait battre son cœur : l’électricité.
Il veut en faire son métier.
Pourtant, ce courant électrique à la fois dangereux et fascinant lui fera éteindre sa liberté pour plusieurs années à la prison de Kilby que l’on découvre grâce aux recherches de l’auteure dans les archives de son pays.
Une prison qui se voulait être un lieu de réadaptation éducatif et social à une époque où l’on rattrapait les fugitifs avec les chiens en laisse autour du cou du poursuivant.

J’ai vraiment adoré ce roman qui a reçu cette année le prix Festival América. Il est réaliste et tout en finesse psychologique qui fait que je me suis attachée à Roscoe pour son talent et sa vision avant-gardiste du progrès technologique (mais aussi ses revers diaboliques avec la terrible Yellow Mama) et détesté l’attitude de Mary qui est en fait une défensive pour elle et son fils.
Ce livre parle également d’une réalité très dure à entendre dans laquelle les hommes de couleur sont vendus à des propriétaires privés pour travailler à la mine comme forçats. Il dit aussi les réticences et les frayeurs devant les avancées technologiques, où beaucoup voit encore en Roscoe, un apprenti sorcier, un illuminé à qui l’on défend de toucher l’électricité.
Heureusement, il reste Maggie, un personnage fidèle à Roscoe qui va l’aider à vivre et survivre à la prison.

Coup de cœur !

Le dernier gardien d’Ellis Island de Gaëlle Josse

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Il reste 9 jours avant la fermeture d’Ellis Island ; 9 jours pendant lesquels John Mitchell, dernier gardien de l’île, se retrouve seul. Sur ce rocher hanté par les visages et les voix des migrants européens, le gardien est lui aussi prisonnier de ses fantômes. De gardien détenant le pouvoir, il devient une personne, John Mitchell dont l’isolement provoque en lui un séisme intérieur dans ce qu’il est et ce qu’il sait.
Nous suivons les pensées de John Mitchell au fur et à mesure qu’il écrit son journal. Le gardien raconte l’arrivée des bateaux, la longue attente de tous ces anonymes dont le destin dépend d’une machine administrative organisée et implacable qui ouvre ou ferme les portes du territoire américain.
Le dernier gardien qui a toujours vécu sur l’île confie sa vie faite de tous ces fragments d’exils. Il dit la dure confrontation entre l’ordre et la protection de l’Amérique dont il est le garant sur l’île et ses inévitables rencontres faites d’empathie.
Au fil de ses confidences, nous voyons s’effondrer ses certitudes, se déchirer l’armure de son invulnérabilité et comment il  a pu enfreindre les règles et se perdre aussi, en tant qu’homme.

« C’est par la mer que tout est arrivé. Par la mer, avec ces deux bateaux qui ont un jour accosté ici. Pour moi, ils ne sont jamais repartis, c’est le vif de ma chair et de mon âme qu’ils ont éperonné avec leurs ancres et leurs grappins« .

Dès les premières phrases j’ai aimé ce livre de Gaëlle Josse qui tout en finesse et profondeur nous fait entrer dans ce huis clos insulaire. J’ai eu du mal à le quitter.

La femme qui fuit

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La femme aux semelles de vent.

Grâce à ce livre d’Anaïs Barbeau-Lavalette mêlant fiction et éléments biographiques, j’ai fait la connaissance d’une femme fascinante, Suzanne Meloche.
Poétesse et peintre dans la lignée du mouvement automatiste québécois de Paul-Emile Borduas, elle est l’auteure des « Aurores fulminantes », poème saturnien aux couleurs surréalistes .
Suzanne Meloche est aussi une femme mystérieuse et insaisissable, difficile à cerner ayant confié ses deux enfants Mousse et François en bas âge à de la famille par peur de la misère . Un état transitoire qui devient un abandon car Suzanne Meloche refusera jusqu’à sa mort de parler à sa fille et à ses petits enfants malgré leurs tentatives de renouer avec elle.

« Tes poèmes dorment au font de tes poches. Mousse bave dans ton cou .Tu avales la vie des autres et ne sais pas comment construire la tienne ».

Il y a de l’amour pourtant, sûrement. Alors pourquoi ?

Lancinante question que je me suis posée en lisant ce beau texte touchant en forme de lettre adressée par l’auteure à sa grand-mère défunte.

Anaïs Barbeau-Lavallette utilise le tu, va à la rencontre de celle-ci par le biais des documents laissés à sa mort, des photos, des billets de transports (Suzanne voyageait beaucoup entre l’Europe, les Etats-Unis, Montréal et sa terre natale d’Ottawa jusqu’à la Gaspésie) et des témoignages précieux recueillis avec l’aide d’une détective privée.
C’est aussi l’occasion d’approcher l’histoire du Québec des années 1940 jusqu’au début du 21ième siècle, de s’intéresser au manifeste artistique du refus global en 1948 et de ses implications dans la société québécoise.
Les pièces s’assemblent, le portrait d’une femme engagée et insoumise laisse enfin une empreinte, des mots. Le texte est la renaissance d’une femme portant sur ses épaules le poids de soumission de la lignée maternelle qui pour s’en échapper ne voyait que la fuite.
Mais ne peut-on pas être libre ensemble ? Conjuguer le je avec le nous, un vaste défi.

J’ai ressenti de l’affection dans les mots dédiés à une grand-mère et une grande empathie envers toutes les femmes qui subissent le poids des aliénations domestiques ou religieuses.

Une lettre profondément touchante.

Mostarghia/Maya Ombasic

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L’odeur des arbres sucrés irriguée par l’impétueuse rivière Neretva, l’echo des bavardages qui résonnent dans les ruelles moyenâgeuses, la ville de Mostar vit heureuse blottie dans ses collines.
« On n’oublie jamais sa lumière aveuglante qui trouble les âmes sensibles « .

Pourtant ce jour d’avril 1991, les cerises noires cueillies par une enfant espiègle auront le goût amer de la fin de l’enfance, de la joie et de l’insouciance  et pour son père le début d’une lente agonie.
La violente guerre des Balkans a commencé.
Un douloureux exil pour Maya et sa famille.

Maya Ombasic rend hommage à son père défunt en lui écrivant une longue lettre, où transparaît la sérénité et la promesse d’un avenir meilleur.
Des mots comme des pierres pour construire un nouveau pont, relier les liens père-fille pour clamer avec force leur attachement viscéral à ce qui était pour eux leur berceau. Leur pays.

Son père était un bohème, un poète de la lumière et un peintre des couleurs, un homme extrêmement sensible à tout ce qui l’entourait.
Sa liberté était de ne pas se définir par rapport à une religion, une ethnie ou une langue. Il ressemblait à sa terre des origines, une terre multiple, tolérante et généreuse. Une ville bâtie et des jardins semés par des peuples venant d’horizons différents mais soudés par l’amour qu’ils portent à leur territoire, à leurs monuments, au goût de la fraternité et de l’entre aide, à l’invitation de toutes les portes ouvertes des maisons de Mostar avant la guerre.
Devenu apatride, privé de ses racines et loin des rives tourmentées de l’Adriatique, le père de la narratrice veille désormais sur un autre bleu.

J’ai été touchée par la sincérité et la profondeur des sentiments filiaux qui sont admirablement écrits par l’auteure. Son insoumission aussi à ce qui peut entraver sa liberté d’être, une femme qui revendique sa religion et ses idées, parce qu’elle les partage et non parce que c’est dans l’ordre des choses ou qu’on les lui impose. Tout n’est pas déterminé, la liberté est une parcelle à conquérir chaque jour et à conserver.

Ce texte est un très beau message d’amour à une figure paternelle disparue et à un pays perdu, l’un et l’autre indissociablement liés.

J’ai aimé particulièrement le passage où Maya Ombasic emprunte les mots d’Orhan Pamuk quand il se tient sur le pont du Bosphore : «  Lorsque je suis monté sur ce pont et que j’ai regardé le paysage, j’ai compris que c’était encore mieux, encore plus beau de voir les deux rives en même temps. J’ai saisi que le mieux était d’être un pont entre deux rives. S’adresser aux deux rives sans appartenir totalement à l’une ni à l’autre dévoilait le plus beau des paysages ».

Je remercie Lecteurs.com et les éditions Flammarion pour ce très beau moment de lecture et de partage.

Underground railroad de Colson Whitehead

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J’ai parcouru bien des kilomètres et traversé nombre d’ Etats pour suivre l’histoire poignante de Cora, une jeune esclave noire au service de la famille Randall comme l’était sa mère Mabel et avant elle sa grand-mère Ajarry.
Une lignée de femmes comme tant d’autres forcée à quitter l’Afrique et vendue à une riche famille de planteurs de coton, les Randall qui possède un domaine en Georgie du Sud.
Malgré une servilité violente et impitoyable, ces femmes parviennent à conserver en elle une parcelle de puissance et la volonté indestructible de rester une personne libre et entière.
Nous sommes en 1820, Cora se retrouve seule au domaine. D’abord hésitante ne sachant pas choisir entre la voix de la sagesse de sa grand-mère qui a passé sa vie entière au domaine et celle rebelle de sa mère qui est partie un jour brutalement sans rien lui dire, Cora prend le parti de s’enfuir avec Caesar .
Ensemble, ils parcourent la piste de la liberté pour tenter de rejoindre les Etats abolitionnistes aidés par un réseau de familles blanches hostiles à l’esclavage. La route de la liberté brille par ses mots mais en réalité, elle est jonchée de cadavres et de pendaisons où la mise à mort d’individus est un spectacle, une route encombrée de trahisons et de mensonges, de la Georgie du Sud à l’Indiana, la route de la liberté a un prix. Poursuivie par un chasseur d’esclave Ridgeway, cynique et brutal, la jeune Cora n’est jamais tranquille et ne trouve le repos nulle part.

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Une interminable traque humaine, un jeu de vie et de mort que l’écriture à la fois ample et serrée renforce et par l’alternance du point de vue du chasseur d’esclaves et de ses victimes.
J’ai aimé l’emblème que prend la route de la liberté, un réseau de chemin de fer clandestin et souterrain, un tunnel sans début ni fin comme l’est notre soif de liberté et de tolérance et ce, quelle que soit la couleur de la peau.
Ce n’est pas le premier livre qui parle de l’histoire de l’Amérique au temps de l’esclavage mais il fait bien prendre conscience des racines d’un mal qui touche encore violemment le pays.
Pour tout ceci, ce texte m’a profondément touchée et résonne malheureusement toujours dans l’actualité quand j’ai entendu que des migrants du Moyen-Orient étaient vendus comme esclaves.
Des guerres, encore des guerres, des peuples soumis, des individus broyés, seule la terre garde la trace de nos origines.

Femme à la mobylette – Jean-Luc Seigle

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C’est un texte qui scintille et cisèle comme des ciseaux. Des morceaux épars d’une vie que Reine à 35 ans n’arrive plus à tisser.
Reine est pourtant une couturière hors pair mais que peut-elle faire contre un système économique et social qui a détruit ses repères. Licenciée, le père de ses enfants la quitte, il ne lui reste plus que la prunelle de ses yeux, son sang et sa chair, ses 3 enfants. Ses forces l’abandonnent et la honte la submerge quand elle n’est plus capable de les nourrir correctement. L’amour ne suffit pas.
Sa vie est à l’image du jardin autrefois parfumé, il est maintenant en friche, envahi de mauvaises herbes et de carcasses de tôles. Abandonné.
Elle se console en pensant à celle qui l’a élevée, sa grand-mère Edmonde mais elle n’est plus là. Edmonde était son rempart contre les velléités de l’existence, sans elle Reine peine à lutter mais elle continue courageusement, par amour pour ses enfants et pour sa dignité.
Elle s’échine un jour à défricher le jardin où elle trouve ensevelie sous les débris mais intacte une mobylette. Une mobylette qui lui ouvre la voie d’un nouveau travail dans un funérarium, guidée par son empathie envers les autres, pour ne plus penser à ses propres blessures. Ayant le talent de petites mains, elle confectionne des « tissanderies », des petits tableaux de couture inspirés de la vie des gens qu’elle croise et qu’elle offre en cadeaux.
Heureuse et fière d’être une maman qui comble ses enfants et éblouie par l’amour naissant d’un routard singulier, Reine reconstruit les petits bouts d’une vie mais néglige imprudemment de prendre toute la mesure de la machine administrative qui s’est mise en marche.

J’ai aimé la voix silencieuse de l’auteur qui gronde pourtant, fait bondir de révolte devant l’injustice. La voix est silencieuse parce que Jean-Luc Seigle fait corps avec cette femme brisée, la soutient, l’intime à se reprendre quand elle est au bord du désespoir le plus terrible. Il habite vraiment son personnage féminin, et c’est convaincant. D’autant plus, que le sujet de la pauvreté des femmes et ses conséquences désastreuses sont une triste réalité et sont peu abordées en littérature. Même si je trouve par moment  que le contexte est parfois exagéré dans le roman, je suis touchée par le personnage de Reine.

Le texte final à la recherche du 6ième continent, de New-York à Ellis Island à la fin du livre m’a d’abord surprise parce que je me demandais quelle était sa signification dans le roman. Il trouve pleinement sa place car l’auteur nous éclaire sur ses origines, la place de la littérature dans sa vie et son envie d’écrire.
A l’image du tableau « le rêve » du Douanier Rousseau qui illustre la première de couverture, Jean-Luc Seigle écrit l’histoire poignante d’une femme nue mais pudique qui croyait en un idéal.

David Bowie n’est pas mort – Sonia David #MRL 17#Price Minister

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David Bowie n’est pas mort – Sonia David – #MRL17#Price Minister

pianoA la mort de leur mère, 3 sœurs se retrouvent pour préparer les funérailles et ranger l’appartement parisien. Mais c’est aussi l’occasion de vider les souvenirs, décaper les névroses, boire un verre aux restes de leur enfance, porter un toast à une mère qui n’a pas su les aimer comme elles le voulaient.

ll y a Anne, Hélène, et Émilie.poupée

C’est d’abord la couleur des habits de leur enfance imposée par leur mère qui a cimenté leur tempérament, une  inclination prégnante dans une humeur qui prend racine  dans  un manque de tendresse ou un besoin de réconfort dont l’insatisfaction  a touché le corps et la santé de chacune d’elle.

ANNE
l’aînée s’est emmurée  dans le bleu de la froideur et de la distance,
***************************s’est échappée par les kilomètres  aux Etats-Unis

HELENE,
la cadette qui est aussi la narratrice possède la couleur la plus délurée et la plus audacieuse, c’est la couleur  violet de la parole sans rancune et sans conditionnel,
***************************s’est échappée en pensées  par l’écriture,

EMILIE
la benjamine siffler de joie petite, puis s’est mise à douter, à perdre confiance en elle-même avant de prendre la couleur marron de l’amertume,
****************************s’est échappée dans sa tour intérieure par les larmes.

Le jour des funérailles, toutes les 3 au bord de la cinquantaine videront leurs souvenirs comme on vide le sac à main d’une femme qui renferme des richesses insoupçonnées.

Elles ne se voient que très rarement, elles sont pourtant toutes les 3 réunies même si ce lien est silencieux, même si chacune d’elle garde encore ses distances, sa zone de sécurité.

Un an après, la disparition du père  ne les rassemblera pas plus.

La distance affective entre elles est plus forte que les liens de sang qui les unit.
Bien des années plus tard, c’est l’annonce brutale  de la  mort de David Bowie, le chanteur commun de leur adolescence, qui va percer la chape glaciale de leurs relations. Une perte qui peut enfin se nommer car avec la disparition du chanteur, elles perdent une partie d’elles-mêmes.

Des souvenirs resurgissent, fugaces mais bien présents, des regards, des mots qui prennent sens   sous leur regard adulte, défroissent les plis d’une complicité existante   malgré les doutes et les manques. Elles redécouvrent ensemble la période de leur jeunesse marquée par le son d’un rock nouveau et puissant.

Ce roman m’a émue par sa sincérité et sa formidable énergie à panser des chagrins en la couvrant d’un nouveau nom la nostalgie. Celle d’une époque qui ne se perd jamais quand on se la remémore.

DB